Deux lunes à l'autre - Éditions
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Comme cette image est étonnante ! Elle part d'un milieu clos et d'éléments concrets comme de simples galets. Elle transforme cette matière en d'autres matières, l'écume et la mer, le rivage, et nous porte vers un horizon ouvert, un espace de liberté et de rêveries.. Le thème est universel, bien sûr, mais la réalisation est éblouissante. Comment ne pas penser à ce passage d'Ina Souvy ? « Ses pensées traînaient comme des galets un peu lourds, chahutés sur la plage par la marée molle du temps. Le séquenceur ineffable nous gratifie parfois de son roulis nonchalant. L'esprit bercé perd sa dynamique, ne sent plus sous ses doigts les outils magiques que sont le marteau et le burin. Effiler le galet, le vider, le transformer en pirogue. Parfois en affiner les bords, jusqu'à l'esquif, pour fendre la vague, la nébuleuse apathie. Ou sculpter le galet. Ciseler le discours intérieur. Limer la fine résille de l'imagination. Breteller l'avenir en dentelure aérée. » * * * * * * Oui, fendre la vague vers le large, vers un avenir redessiné. C'est évidemment le thème central de ce roman. |